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Critères pour l’octroi de contributions de la CT (Principes d’identification et de formation de projets et de programmes de coopération et de développement)


Préambule

Valais Solidaire, Fédération des ONG valaisannes de coopération, définit ses objectifs, ses modes d’action et ses champs d’activité dans sa Déclaration de principe, laquelle sert:

• de base de travail aux associations membres de Valais Solidaire dans leurs relations avec leurs partenaires;
• de base d’analyse pour la Commission technique en vue du financement des projets.

La Commission technique de Valais Solidaire est uniquement chargée de l’examen des projets sur la base de cette Déclaration ainsi que des critères mentionnés ci-dessous; il appartient à d’autres organes de Valais Solidaire d’en rechercher le financement.

Parmi les critères retenus, distinction est faite entre les objectifs et les moyens et méthodes des projets. Cette distinction repose sur l’adage où la manière importe autant que l’objectif, “le chemin est tout aussi important que le but”, “Der Prozess ist umso wichtiger als das Ziel”.

Les projets soumis à Valais Solidaire concerne des projets de coopération (Europe de l’Est), de développement (pays du Sud) et d’échanges interculturels .

1 Objectifs

1.1 Le projet doit répondre à des besoins ressentis par les bénéficiaires eux-mêmes, formulés et transmis par des groupes locaux.

Dans le cas où il s’agit de projet en faveur de populations les plus pauvres et marginalisées, les conditions quant à la formulation et la prise en charge par les bénéficiaires eux-mêmes seront appliquées avec toute la souplesse nécessaire.

1.2 Le projet doit viser un développement durable, à savoir un développement socialement équitable, culturellement respectueux, écologiquement renouvelable, économiquement efficace et politiquement responsable. Il doit viser un développement qui améliore qualitativement les conditions de vie des bénéficiaires.

1.3 Le projet doit, dans sa conception et sa réalisation, favoriser au maximum la participation et préparer la prise en charge complète des activités par les bénéficiaires, tant au niveau de la conception, de la gestion que du financement du projet ou de ses activités.

Dans les pays dirigés par des gouvernements dictatoriaux ou racistes, la participation des autorités locales sera sujette à une analyse ad hoc, et l’autonomie des populations concernées sera une priorité.

2 Moyens et méthodes

2.1 Le projet doit compter sur la participation des populations concernées et sur un partenariat local (ONG,...) pour la planification, la gestion, la réalisation et l’évaluation des activités du projet, ainsi que leur participation à l’exécution des travaux et aux dépenses (cf. 2.4). En fonction des activités, il s’agira de:

- la participation des hommes,
- la participation des femmes,
- la participation des jeunes,
- la participation des associations locales, organisations populaires,
- syndicats, communautés autochtones,
- la participation des ONG locales,
- la participation des artisans et PME locales,
- la participation des autorités locales (pouvoir politique),
- les services publics et collectivités publiques,
- la participation des institutions gouvernementales nationales ou régionales.

2.2 Le projet doit être conforme à la mentalité et au génie propre de la population concernée en faisant usage de technologie appropriée. Pour être appropriée, une technologie doit être:

- efficace,
- disponible sur place (ou le matériel pour l’élaborer),
- maîtrisable par les entreprises et artisans locaux,
- acceptée par la population locale.

2.3 Le projet doit assurer son assise par la sensibilisation, l’information, la formation. Ce processus d’éducation peut se faire par:

- des émissions radiodiffusées,
- des soirées d’information,
- des campagnes de sensibilisation (journées, fêtes,…),
- des cours de formation.

2.4 Le projet ne doit être qu’un moyen subsidiaire et déclencheur dans le financement de ses activités, lesquelles devant être le plus possible assumées par les populations concernées. Ce financement local peut se faire sous forme:

- de travail effectué par les bénéficiaires eux-mêmes,

- de services fournis par le personnel des institutions gouvernementales nationales ou régionales, par les fonctionnaires du pouvoir politique, par les membres des associations et ONG locales,

- de matériel fourni par les bénéficiaires eux-mêmes, par les institutions gouvernementales nationales ou régionales.

2.5 Dans les activités ayant un lien avec l’environnement, le projet doit contribuer à la bonne gestion de l’environnement, en vue d’assurer la pérennité de ses services. Il favorisera une gestion renouvelable:

- de l’agriculture (production intégrée),
- de l’agro-foresterie,
- de la sylviculture,
- des ressources naturelles,
- de l’énergie.

2.6 Les constructions (par exemple écoles, dispensaires,…) ne seront prises en considération que si elles s’intègrent dans un programme existant et que si les frais de fonctionnement (personnel technique, activités, entretien,…) sont pris en charge par les partenaires locaux.

Dans des régions ou populations particulières (minoritaires, défavorisées), une analyse pondérée de la situation sera faite.

2.7 Si le projet nécessite des coopérants expatriés, ceux-ci doivent être remplacés par des nationaux dans un délai aussi bref que possible.

2.8 Dans la mesure du possible, les responsables du projet prendront contact avec les autres ONG actives dans la même région pour éviter des concurrences nuisibles ou un double emploi.

3 Retour d’information

3.1 Le projet doit contribuer à une information en Valais de la population et des milieux professionnels et politiques sur les problèmes Nord-Sud et de développement. Les organisations requérantes s’engagent à collaborer étroitement avec la Commission d’information, par:

- l’élaboration d’un rapport (exigé par les statuts),
- la mise à disposition de leurs documents (photographies, diapositives, affiches,…),
- la participation (dans la mesure du possible) à des soirées d’information en Valais.

Grille d’analyse (synthèse)

1 Objectifs
1.1 Besoins ressenti par les bénéficiaires
1.2 Développement durable
1.3 Participation et prise en charge autonome

2 Moyens et méthodes
2.1 Participation des populations concernées
2.2 Partenariat (ONG, ...)
2.3 Technologie appropriée
2.4 Sensibilisation, information, formation
2.5 Financement (travail, services, matériel)
2.6 Gestion de l’environnement
2.7 Intégration dans un programme existant
2.8 Remplacement rapide des coopérants par des nationaux
2.9 Coordination avec d’autres ONG de la même région

3 Retour d’information
3.1 Information de la population et des milieux professionnels et politiques

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